lundi 2 juillet 2012

Fruit défendu, grand nord, and blues.

C'était un vendredi soir et l'on savait qu'on allait forcément boire quelque chose de bon. Il y a des hôtes dont on sait qu'ils seront à la hauteur de nos attentes gustatives.
Banco. Une surprise, une vraie, meme pas faite de raisins. Non, cette surprise la avait traversé l'Atlantique, avec ses effluves de sirop d'érable. Une surprise, donc, venu de ce pays pour lequel on sent toujours un penchant affectueux, le Canada. Est ce pour cet accent sacrément sympathique? Est ce parce qu'ils parlent tellement plus français que nous ne les comprenons pas toujours ? Est ce parce qu'un bûcheron canadien, ça semble forcément rassurant?

Bref. Ils avaient deja montré que malgré le froid ils savaient faire du vin. En fait, c'est plus que ça. Des cranberries aux pommes ils savent tirer le meilleur du fruit.
La pourtant ils laissent les pommes pourrir, se ratatiner, ils les cueuillent quand elles sont bien gelées, ils les sélectionnent et les mélangent... Et ça à donné ça : du cidre de glace.
Un nez riche de miel qui fait penser aux Barsac et aux Sauternes, avec une pointe pourtant bien plus vive qui sonne comme la pomme granny bien fraîche.
En bouche on dirait une compote mais fine et délicate, juste l'essence du fruit, ce qu'il y a de meilleur. Les bulles donnent de l'animation à cette gaterie toute sucrée. Le fruit défendu, dans toute sa gourmandise, prend vie et se déguste du bout de la langue, comme un vrai dessert, une confiserie.
Il se suffit à lui même, mais l'imaginer avec une escalope de foie gras relève du fantasme.
À marier avec ... Une bougie sur une terrasse, un rocking chair, le plaid sur les genoux, une conversation romantique si c'est un bon soir, un disque avec la voix de Natasha Khan si la soirée a un goût nostalgique.

www.domainepinnacle.com


mercredi 27 juin 2012

De rugby et de littérature

Cela se nomme Match Aller. Et Match retour aussi, car cette bonne chose a une belle suite. Les premières pages plongent dans un grand scepticisme: le nom du héros (fenimore garamande), ce championnat de rugby imaginaire et le serial killer qui se prend pour un philosophe. Et puis les personnages et leur intrigue prennent place, s'installent. Tout est relatif: les meurtres les plus odieux sont soigneusement esthestises, les rugbymen sont aussi brutes que sentimentaux. Happé par cette contradiction, le lecteur dévore les déconvenues de l'enquêteur dialecticien Fenimore Garamande.
Bref, c'est à lire. C'est un policier différent des autres, c'est un texte de riche, ça a un petit goût de perle rare.

Ça se degusterait avec un verre de rouge, un châteauneuf Château Gigognan par exemple. Pour sa puissance toute en subtilité, qui ressemble aux personnages mis en musique par Julien Capron.


samedi 23 juin 2012

You're not the only one...

... Staring at the Sun. U2 par une fin de samedi après midi en bord de mer. Ce sent la mélancolie que les vagues ressassent.
La solution est sans doute la:
D'abord, c'est rouge, ce qui ne peut jamais être mauvais, ensuite, c'est plein de fruits, et donc forcément bon pour la santé. Ensuite, c'est dans un cadre magnique. Ça s'appelle la coorniche, c'est à pyla sur mer.
N'y allez pas manger c'est horriblement surfait. Mais vu le point du lieu, pour le cocktail en amoureux du samedi soir, c'est.impeccable. vue

Et en rouge, c'est THE daiquiri fraise.

mardi 19 juin 2012

Lâcher prise, en 10 façons

ATTENTION: la liste suivante n'est pas exhaustive (d'ailleurs, faites donc des propositions). En revanche, toutes les propositions sont combinables entre elles.... comme il vous siera.

1/ Choisissez une terrasse au soleil

2/ Débouchez une bouteille de Moscato d'Asti - bien fraîche - Chez Pelissero, y'en a !http://www.domainesfrancoislurton.com/product.php?id_product=103

3/ Trouvez une barquette de framboises


4/ Dénichez une plaquette de chocolat. 80% de cacaco minimum pour un traitement efficace

5/Mettez vous en nuisette et attendez votre amant

6/ Choississez une bouteille d'Amarone. Voir la maison Masi http://www.masi.it/

7/Repassez confortably numb, des Pink Floyd. Très fort.

8/Laissez vous bander les yeux

9/ Attrapez une bouteille de Miss Ladubay. C'est simple, frais, efficace.



10/ CUMULEZ!!!!

Rentrez chez vous. Piochez "Echoes" des Floyds, et mettez à fond. Enfilez une nuisette en soie. La matière est légère, les soucis s'envolent avec. Servez vous un verre de bulles et grignotez quelques framboises au soleil. Respirez. L'homme de votre vie se glisse derrière vous.... et le reste de la soirée vous appartient.




dimanche 17 juin 2012

Au soleil ...

Le soleil sur une peau. Un roman qui fait voyager. Au coin des lunettes noires, on entrevoit son sourire. Ses lèvres, peut être, vont venir effleurer la sensible raison du cou.
Le roman entraîne pourtant. Il est un fleuve que l'on veut suivre jusqu'à son estuaire, dénouer le suspens enfin! Le soleil chauffe, chauffe. Non, en fait, c'est le désir qui brûle. Le désir d'effleurer cette autre peau, ou plutôt de la dévorer. En faire un délicieux dessert dont on se délecte.
Lâcher le livre dans l'herbe, et se régaler de l'autre jusqu'à plus soif.

Profiter ensuite d'une étreinte que le soleil rend presque étouffante, et choisir un pâle rosé plein de fraises des bois pour se remettre de ses émotions. Un gris blanc (Gérard Bertrand). Un Les Fumées Blanches rosé. Quelque chose de frais, suave, et suffisamment enivrant pour... Recommencer.



samedi 16 juin 2012

Goûter ... Et sentir

Quand on joue de façon quotidienne dans la cour des degustateurs, on développe le zèle de déployer grand les narines pour capter les arômes, parfum, brûlures, effluves ... Accrochez vous si vous avez le bonheur de fréquenter un/une. En œnologie, votre after shave risque de ne.pas faire long feu! Les parfumeries deviennent.des cavernes dAli baba ou l'on navigue entre les patchouli et les freesia.
Dure, quand on est femme.de caractère de trouver une esence suffisamment épicée.sans qu'elle vienne titiller le le nez de ses co degustateurs.
Côté homme, on trouve toutefois quelques fragrances qui savent rester délicates.et discrètes, sans perdre de leur caractère masculin. Dernier coup de cœur en la matière, l'eau de gentiane verte d'Hermes. Chic. Typée, parfaitement équilibrée.
À déguster avec cette belle bouteille de Cotes Rôtie qui par un heureux hasard est arrivée sur votre table lors d'un dîner semi mondain et tout à fait ennuyeux. Manque de chance, le Chanel n5 de votre voisine va vraiment finir par vous gâcher la soirée.

Léonard Cohen, la dépression magnifiee

Une voix d'une tristese profonde. Everybody knows. Des notes graves. Des mots sérieux. It's the way things go. Un vendredi noir, nuit tombante. La profondeur triste de la chanson remonte seule le moral par sa vraie beauté.
À déguster on hésite. Le sérieux d'un vrai bordeaux tendu. Un saint julien grave mais tout en retenue. Clos du marquis ?
Il va falloir se coucher, on enchaine sur les stones. Ça ne rigole plus, ça envoie ca. Il faut du grenache exuberant. Des fruits un peu d'épices. Un syrah marocaine, pour aller un peu plus loin...