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mercredi 30 septembre 2015

Les Zouaves font le Tintouin à Thuin



Si on m'avait dit que j'irai visiter des vignobles en Belgique, je l'aurais à peine cru. Et si l'on avait ajouté que j'allais découvrir un vin doux naturel dans le Hainaut, là vraiment, j'aurais été certaine d'avoir affaire à des fous. Ils sont fous ces gaulois belges! 


Et pourtant... j'ai découvert Thuin. Un village qui résiste encore et toujours à l'envahisseur, mais cette histoire là, vous la connaissez par coeur. A Thuin les jardins sont suspendus, histoire de ne pas faire comme partout, hein.  Historiquement, ces jardins avaient été aménagés au-delà des fortifications du village par les bourgeois, qui ne disposaient que de peu d’espace verts dans le village lui-même.
En 2001, le gouvernement fédéral décide de rénover les jardins suspendus de Thuin. La question se pose ensuite de leur entretien, et la ville lance un appel à projet. Puisqu’historiquement les moines y avaient planté des vignes, la distillerie de Biercée, voisine, propose d’y réimplanter un vignoble en partenariat avec la commune. Oh, la bonne idée. 
                 
   






Derrière cette idée, il y a, surtout, Christophe Mulatin, alors responsable de la production à la distillerie de Biercée, située à un vol d'oiseau de là. Il croise régulièrement Philippe Grafé, LE pionnier du renouveau de la viticulture wallone (soon starring on this même blog), lors des réunions de la Fédération Belge des Vins et Spiritueux. En pleine recherche pour installer son domaine personnel, celui-ci lui cause régent et solaris, des cépages interspécifiques, particulièrement adaptés aux conditions climatiques wallonnes, notamment en raison de leurs cycles végétatif très court (85 jours contre 100 en moyenne).
 Comme ce clos n'est qu'un jardin, le choix est fait de se concentrer uniquement sur le Régent, dont 1000 pieds sont plantés sur les 9 terrasses mises à disposition par la commune, pour élaborer un vin rouge tranquille. La première vendange est réalisée en 2003, et voilà l’un des tous premiers vins rouges réalisés en Belgique.

Où les distillateurs ajoutent leur grain d’alcool

« D’une année à l’autre, raconte Christophe, la qualité était vraiment très variable », et les résultats particulièrement fluctuants. Pas facile de vinifier des lots si petits, pas facile de s'improviser vinificateur lorsqu'on distille, même si l'on aime à déguster une fois à table...
En 2012, les conditions climatiques particulièrement difficiles font que seuls 800 litres de vin peuvent être récoltés.  Christophe Mulatin et Pierre Gérard, son comparse de la distillerie, décident de risquer le tout pour le tout, et puisque qu’ils n’ont que l’embarras du choix en termes d’alcools, ils procèdent à la mutation du moût. Perdu pour perdu, autant faire des recherches! Très contents du vin doux naturel ainsi obtenu, les deux compères décident en fait de continuer sur cette voie et depuis, ils vinifient  tous les ans du vin doux naturel issu de régent, une véritable rareté.

Si le projet est d’abord porté humainement et matériellement par la distillerie de Biercée, l’activité s’avère peu rentable, et la distillerie, rachetée par le groupe Mestdagh, souhaite bientôt s’en détacher. Les deux maîtres distillateurs, Christophe Mulatin et Pierre Gérard, se sont piqués au jeu, et sont déjà bien attachés à ce petit vignoble. Ils fondent donc une Asbl, soutenue par la commune de Thuin et l’Office de tourisme. « Cela arrange vraiment tout le monde », expliquent ils. Eux vivent leur passion, les jardins sont entretenus, et Thuin à un atout de plus pour les touristes qui viennent s'y promener.

« Le vignoble thudinien » est présidé par Jacky Collignon, qui a la chance d’habiter la première maison au pied du clos (normal, c'est lui le chef).  Les travaux de la vigne sont réalisés par l’Asbl « L’essor », qui soutient les personnes en décrochage social. Quant aux vendanges, elles sont l’œuvre de bénévoles, qui répondent toujours fort nombreux à l’appel…. Si nombreux qu’en 2015, les vendanges n’ont duré que quarante minutes! Un petit rêve pour les viticulteurs français qui courent désespérement après la main d'oeuvre entre septembre et octobre...
 Chaque année, traditionnellement, la Marche Saint Roch de Thuin, fanfare à laquelle rend hommage la dénomination « le Clos des Zouaves », et où joue presque tout le personnel de la distillerie, accompagne la cueillette de musique. Les Zouaves de Thuin font ainsi honneur à leur vin!

Le vignoble est mené depuis bien longtemps en agriculture biologique, même si la certification n’interviendra qu’au printemps prochain. « Au début nous passions préventivement de la bouillie bordelaise, car les pépiniéristes que nous avions croisé avaient beaucoup insisté sur les risques du mildiou et de l’oïdium. Nous avons ensuite espacé les traitements, pour nous rendre compte que la vigne était toujours en très bon état, jusqu’au jour où nous avons tout supprimé, sans rencontrer le moindre problème », explique Pierre Gérard. Le trèfle planté entre les rangs permet un apport régulier d’azote à la vigne. Prochainement, des ruches vont être installées, dans le cadre du plan maya pour aider à la pollinisation.
Le sous sol schisteux et les murs de pierre des jardins sont autant de capteurs de chaleur sur ce versant exposé plein sud, qui continue à chauffer la vigne durant la nuit, permettant aux raisins d’arriver rapidement et sans à coups à une maturité parfaite.

Agrandir ? Ce n’est pas vraiment à l’ordre du jour. Certes des jardins pourraient se libérer, mais aujourd’hui l’Asbl parvient déjà à peine à l’équilibre financier. Sans compter les travaux d’entretiens des jardins suspendus s’avèrent souvent très onéreux. En 2015, Thuin a poussé un peu plus loin la mise en avant de ce patrimoine exceptionnel en implantant 17 œuvres d’art contemporaines qui permettent à tous de déambuler à pied à travers le village. L’une des œuvres est précisément nichée au cœur du Clos des Zouaves.


distillerie, il faut chercher entre les alambics et les centaines de cuves pour trouver enfin la petite winery qui donne naissance aux bouteilles du Clos des Zouaves. Christophe et Pierre ont ainsi l’œil dessus de façon constante. Quatre petites cuves, un foudre en chêne, il n’en faut pas plus pour notre joyeuse équipe. L’idée est de vinifier un vin sur le fruit, de conserver avant tout sa légereté. Le régent n’a pas l’étoffe nécessaire pour faire un vin charpenté, et une sur extraction serait synonyme d’arômes verts ou de tannins grossiers. A mi- fermentation, le vin clair est tiré, le marc pressé, puis les deux jus sont assemblés. C’est alors qu’est réalisé le mutage, en ajoutant de l’alcool vinique à 80°C, une méthode semblable à celle employée par les vignerons de Maury ou de Porto. Le vin ainsi obtenu passera six mois de plus en cuve inox, avant d’être mis en bouteilles juste avant le week end de la Saint Roch (oh ça ça tombe bien alors!). 



« On s’est inventés vignerons » résument les maîtres distillateurs, qui pendant que dort leur vin doux naturel sont occupés à inventer un whisky qui va venir tout bientôt compléter la famille déjà bien nombreuse des alcools distillés à Biercée. Poire, cerise, citron, hibiscus... amenez un ingrédient, ils le distillent. Si un car de touristes anglais s'égare, soyez surs qu'ils essaieront d'en faire quelque chose de buvable, ce qui pourtant ne semble guère possible de prime abord... 





dimanche 14 décembre 2014

Du vin et des hommes

J'aurais pu discourir sur les vins du Bordeaux tasting. Mais d'abord on a du attendre si longtemps pour rentrer que le niveau d'exigence était bien haut et la déception, bien grande. 
Malgré la chaleur et le parfum des vieilles rombieres (merci de prévoir un renifleur videur à l'entrée des dégustations dignes de ce nom), quelques champagnes ont émoustillé les papilles! La cuvée BB de chez Besserat de Bellefon, et le blanc de blanc de chez Charles Heidsieck. Un le Sartre 2012 (pessac leognan) d'une gourmandise étonnante. Un muscat passerille et la "Sibérie" du bien nommé Clos des fées. 


Petit papa Noël, si tu m'entends...On en apprendra pas beaucoup plus sur les vinifs, bien trop de monde pour pouvoir approcher les pros... Les pros justement, où étaient les propriétaires? Les oenologues? A part la figure de proue de l'emblématique, ambitieux et critiquable mais inamovible Bernard Magrez, peu de stars à croiser en coulisses.


Bref un goût de trop peu en sortant de ce magnifique palais de la bourse. 
Heureusement, il y a les copains. Les vins des copains, car on a des copains du vin. Voilà comment on se retrouve avec dix bouteilles quand on est cinq à table, chacun avec ce souhait de partager sa dernière trouvaille... 
A l'attaque, un crémant du jura (Tissot. Méthode ancestrale chardonnay et savagnin. De l'intensité ronde, sans trop allez dans le côté brioché. Juste assez pour être gourmand et appeler une deuxième voire une troisième flûte. Mais l'abus d'alcool...  Tout ça. 



Après se pointe un foie gras poêlé, coulis de mangue aux baies roses. Quand on aime on ne compte pas et l'on a donc dans les verres un fabuleux cidre de glace ainsi qu'un muscat de beaumes de Venise. Le cidre joue particulièrement bien l'accord, avec une fraîcheur acidulée très délicate malgré la richesse mielleuse de l'ensemble. Rare beau et bon. Le muscat se défend lui aussi très bien mais tombe plus dans le fruit confit.



Pour la cannette, un pomerol. Je ne sais pas si je dois en parler je manque singulièrement d'objectivité depuis mon passage aux vinifs... Gombaude Guillot 2010, longuement carafé, délicat, un peu sur la pointe des pieds, contrairement à l'opulence de nombre de ses confrères. On ne cherche pas la puissance à GG, on cherche la longueur. On prend le temps. 



Clos carmelet 2012. Toujours aussi bon mais la il faut connaître le proprio! Comme quoi un tout petit vignoble familial, élevé avec peu de moyens mais beaucoup d'amour, ça donne un résultat plus que probant. 



Passons aux fromages, et revenons en aux blancs. Un Vouvray demi sec malheureusement décédé avant sa dégustation d'un infâme TCA. Et un grand bourgogne blanc, raceé (Ladoix 1er cru, les grechons)  De la brioche mais sans tomber dans l'exubérance. Ce moment du repas lui convient bien, cela nous ramène de la fraîcheur alors que nos papilles commencent à se faire paresseuses car presque repues.



Une dernière gourmandise avec un Maury tout jeune, tout fruité sur un dessert tout chocolat. Fraise, framboise, un peu de réglisse. Un joli souvenir des vacances sur la road 66 (Maury la cerisaie, Domaine des Schistes).



Du vin et des copains. Ça fait du bien.


vendredi 25 avril 2014

Tant qu'il y'a de la bulle, y'a de l'espoir #VDV65

C’était il y a 7 ans, et pour moi, le vin c’était encore nouveau. Les VDV#65 « on va tout péter » ont une Cheffe belge, moi la Belgique était justement ma terre d’accueil pour mes premiers pas en terre vinique. Les français n’avaient pas voulu, une jeune, une femme, pas fille de vigneron, pas œnologue, bref, profil impossible sinon à finir stagiaire dans le coin du service commercial, juste derrière la photocopieuse.

J’arrivais avec ma fougue, mon envie de tout découvrir, et mes a priori de bonne petite française, à qui  lorsqu’on a dit « tu me dis quoi », j’ai bien évidemment répondu « quoi ? ».  J’avais un patron qui ne se prenait guère au sérieux mais qui m’impressionnait drôlement. Chut chut, pas de nom.

Au bout de… une semaine ? le voilà qui me balance en animatrice de dégustation. Quinze gonzes invités par une banque, arrivés des plus jolis immeubles de l’avenue Louise, dans une salle d’hôtel de la même avenue, moi sur mes premiers talons hauts, essayant de ne pas chanceler.

J’ai assuré ou pas, toujours est il que je l’ai menée, cette dégustation, on m’a serré gentiment la paluche à la fin, je ne saurai jamais à quel point j’ai eu l’air ridicule ou nom.

Retour au bercail les pieds en compote (first stilletos) mais trop fière pour remettre des ballerines, m’en voilà debriefer de l’évènement avec le dit Chef. Qui de son coté avait commenté un diner pour des je-ne-sais-plus-qui sans doute pas très pauvres, qui étaient en train de partir, la panse remplie et les yeux vineux. Z’yva qu’on range, qu’on rince du verre, qu’on essuie (et que je garde les talons).

Heureusement, le rythme ralentit, l’équipe s’amenuise peu à peu, et l’un annonce qu’on allait boire quelques bulles avant de rentrer. Ouf, me dis-je, après tous ces efforts, enfin du réconfort ! champagne !

Non mademoiselle, on a dit bulles, il faudrait écouter. Je découvre un nom inconnu « Rufus », et là je me dis, bon sang de ventre tudieu, mais que diable allais-je faire en cette galère ? Ils vont en plus me faire croire, dans ce pays de fous, qu’ils produisent du vin ? SCANDALE ! Du champagne, et à flots encore ! Mais bon, je suis bien élevée ; ou plutôt à l’époque j’ose pas encore ouvrir ma grande gueule (tiens je devrais retourner en arrière), donc je suis sage et je goûte. La suite ? c’est bon, c’est équilibré, c’est tendu, et je me régale. Je ne saurai redonner des notes de dégustation, j’ai quitté la Belgique il y a quelques années et n’en ai pas rebu depuis.

Ce dont je me souviens, c’est le goût de cette cuvée comme celui de la découverte, comme le point de départ d’un parcours initiatique. Mes premiers pas dans le monde du vin, la surprise à chaque coin de bouteille, et l’émotion que j’essaie depuis, de retrouver chaque jour. L’impression ce jour là, parce que j’avais osé parler vin, d’être entrée dans un cercle de privilégier. Il y a toujours bien plus qu’un jus de raisins et ses arômes dans une bouteille. S’en rappeler, chaque matin…

Ca fait un peu racolage de parler bulles belges quand la cheffe des VDV est liégoise, mais ca doit etre la pluie et la fin des dégustations primeurs, un soupçon de nostalgie m’est arrivé.

 

Ceux qui veulent gouter Rufus en trouveront chez la Cheffe. (je suis quasi sure qu’elle en a) ou sinon les trouverons là : http://ruffus.be/fr/points-de-vente/. C’est un chardo 100%, méthode traditionnelle, tout pareil qu’un champagne, mais d’l’autre coté de la frontière.

Merci Cheffe (http://lapinardotheque.wordpress.com) et Chef (tu n’auras qu’à te reconnaitre). Sometimes i really miss belgium.

 

Rendez vous pour plus de bouteilles : http://lapinardotheque.wordpress.com/2014/04/03/vdv-65-on-va-tout-peter/

jeudi 22 août 2013

J'ai bu un bon Côtes d'Auvergne. Et toc.

Oui parfaitement! et même moi, la cantalouse de base, la patriote nourrie de viande de Salers et du fromage du même nom, j'étais partie pleine d'a priori bien négatifs.Ma dernière expérience auvergnates, c'était un Boudes bien d'chez lui, respirant la poussière à plein nez.

Le plus drôle c'est que si le magasin de chaussures avait été ouvert, je ne serai jamais rentrée chez Nicolas pour regarder le rayon "vins régionaux". Parce que j'étais à Clermont, et que je voulais des sandales. Des repetto rouge repérées à 60%, mais là je viens de perdre mes quelques lecteurs masculins.Mais bref je n'étais pas partie pour acheter du vin, et encore moins chez Nicolas.

Non obstant, magasin fermé, frustration assurée, me voilà chez le caviste d'à côté.
Que n'ai je point demandé au jeune adolescent a priori seul vendeur de cette boutique le soin de me conseiller. Il m'a sorti un magnifique discours tout droit tiré de "vendre du vin pour les nuls", mais j'ai réussi à écouter sans rigoler, j'avais grimpé le Puy de Dôme, j'étais fatiguée. Je suis repartie avec du rouge et du rosé. Et le rosé le voilà:
En tant que femme MWAHAHAHAHAHA comme dirait Sand http://lapinardotheque.wordpress.com j'ai craqué pour l'étiquette "tendance". En vrai, je me suis dit tiens, l'Auvergne sort de ses burons, intéressons nous y de plus près.

Une fois rafraîchie la susdite bouteille, je l'avais déjà presque oubliée lorsque mon cher et tendre l'a ouverte sans ménagement dans l'élan de désespoir du dimanche soir et me l'a servi, dans la foulée. Et là, surprise! "Mais c'est l'Auvergnat ?" Et bien, et sans façons (oui, je suis toujours aussi mauvaise dans les pseudo "références"), j'ai été épatée. C'était équilibré, très fruité, genre petites groseilles, cerises, un peu de framboises, le vrai côté gourmand et donc parfait en vin du "dimanchesoirausecours". Pas du grand, du fin, de la dentelle, mais juste ce qu'il faut de plaisir à portée de main ou de verre.

Et bien voilà, cette fois, c'est fais, l'Auvergne c'est comme le cochon, tout est bon, même le vin. Tiens, c'est mon jour pour les formules...

mardi 30 juillet 2013

Le vin est (vraiment) une fête



LE-VIN-EST-UNE-FETE-2011_SITE

A l'occasion d'un autre romantique dîner du Samedi soir, j'ai eu le plaisir de RE boire cette petite merveille d'Elian Da Ros, qui réconcilierait les anti bordelais et même les amis de la loi Evin avec le merlot et le cabernet sauvignon, pour peu qu'ils prennent la peine d'y tremper leurs lèvres. En même temps le méritent ils ? Mais cela est un autre débat.
Rien que le nom pousse à la consommation, n'en déplaise à Msieur Evin. Une simple bouteille au programme si prometteur... Et les arômes de celle ci tiennent toutes leurs promesses. C'est un vin vivant, gai, plein d’épices et de fruits, qui gagnera un peu à être servi "frais" (12/14°) et carafé. car le monsieur a du caractère et de l'enthousiasme.
Et l'imagination que le vigneron a utilisé sur l'étiquette nous rappelle enfin que, si l'abus d'alcool est terrrrrriblement dangereux pour la santé, le vin, son histoire, ses hommes et les moments où l'on décide de le déguster sont tous des fêtes. Chaque bouteille célèbre son instant. Le verre de rosé du soir pour arroser la fin d'une journée harassante, la flûte de champagne pour annoncer les plus beaux évènements via les bulles, un peu de rouge à midi parce qu'on a mis les petits plats dans les grands... ou peut etre un petit blanc parce qu'on est entre amis, tout simplement.

mercredi 24 juillet 2013

Amalaya, Alleluia!

C'était un samedi soir presque sans histoires, si ce n'est qu'on était le 13 juillet, veille de fête nationale, et que les artificiers s'affairaient gentiment dans le parc Palmer, où nous avions décidé de passer la soirée.

Poussette oblige, le programme était bien rôdé: balade pour le chou vers 18h (l'été enfin arrivé avait interdit toute sortie plus précoce), apéritif pour ses parents à 19h30 suivi des petits plats servis par Ze Rock, brasserie cenonaise que je recommande et re recommande, pour sa vue, sa carte des vins, la gentillesse de son personnel, l'originalité de ses assiettes, les prix abordables et bien plus encore. zerock.fr  pour ceux qui suivront mon conseil :-) C'est caché à côté du Rocher Palmer et ça vaut le détour.

Je me munis bien évidemment de la carte des vins et décide de faire ma maline en commandant un Tokaj demi sec. Badaboum, l'affreuse nouvelle tombe, il n'y en a plus! Qu'à cela ne tienne, le sommelier ayant compris mon envie d'originalité me propose un riesling... argentin. Banco! Il s'appelle Amalaya, vient du nord de l'Argentine, la région de Cafayate, c'est frais, c'est muscaté, ça sent la rose et le litchi avec une belle finale toute en minéralité et en notes de pamplemousse, qui en ces chaleurs de 13 juillet, ont fait que la bouteille nous a semblé contenir bien moins de 75 cl...


http://amalaya.com/vinos.html

A écouter avec ça, nous avions le bal du 13 juillet, mais made in Rocher de Palmer, un groupe de rock dont je ne suis toujours pas parvenue à trouver le nom mais qui jouait juste et bien avec un dynamisme à déconcerter leur -hélàs- maigre public. J'espère sincèrement qu'ils ont eu plus de succès plus tard dans la soirée. Et oui, poussette oblige, 22h à la maison, mais des arômes d'Amalaya plein le palais!

mercredi 22 août 2012

Bonne nouvelle ? Pas vraiment.

Admettons qu'unE amatricE de vin soit dans des des conditions où elle peut encore goûter, mais sans déguster. Admettons que la situation susdite doive durer au minimum 9 mois. Admettons qu'une certaine frustration survienne alors.
Chic, la voilà, l'occasion - pas vraiment rêvée- de faire le banc d'essai des vins sans alcool. J'avais goûté, il y a quelque année déjà, le vin sans alcool de Torres, Natureo.

Si mes souvenirs sont bons, ce n'était pas tout à fait mauvais, juste comme du jus de pommes mais en très plat et sans relief.
Optimiste, je me dis qu'en 5 - 6 ans des progrès ont du être faits, que c'est l'été et que moi aussi, j'ai le droit à ma bouteille de rosé, na ! Et je m'étais dit "au pire, on y mettra du sirop de pamplemousse". Quitte à avoir envie de rosé, on peut aussi avoir envie de rosé piscine.
Conclusion: le pamplemousse ne sera pas nécessaire, on a déjà l'impression de l'avoir dans la bouteille. Tellement sirupeux qu'on se dit que l'oenologue de garde a du avoir la main leste sur la dose de stevia. Il l'a aussi eu sur l'acide, qui arrive en deuxième partie ... un peu tard. Du coup, l'impression d'ensemble est complètement déséquilibrée et l'on a pas vraiment envie d'y revenir. Dommage, je vais devoir retourner aux jus de fruits...ou devoir continuer mes recherches.


mercredi 1 août 2012

Guindillos, olé

C'est fin, c'est vert, ça croque un peu sous la dent et ça laisse la place au hasard. Ces petits piments tous verts, sont en général tous doux mais laissez les vieillir un tantinet trop peu et vlan, vous vous retrouvez tout feu tout flamme. Et dans.une belle assiette bien garnie, difficile de les repérer.

Certains les diront donc traîtres, et pourtant, faire de petits légumes verts une gourmandise, moi je dis "bravo", et vive les guindillloooossss de l'aperossss.

Avec un rose un peu fruité c'est parfait. Disons un tempranillo rosado, pour rester couleur locale ....


lundi 9 juillet 2012

À faire reconnaître d'utilité publique

C'est dit c'est fait. L'arme du crime :une cuiller à soupe. Le lieu du crime :sous la couette. Heure du crime : bien après le coucher du soleil. Alors Greysome, on en dit quoi ?
On en déduit que par certains lundi soirs, eux mêmes malheureusement précédés de weekend pluvieux, les coupables potentiels ont pour motif de leur crime un petit coup de blues, et le besoin de réfléchir à la suite en plongeant sans retenue et sans complexes, à grandes cuillerées, dans ce pot de crème glacée.
La cuiller y rencontre une onctueuse crème vanille, de jolis copeaux de bon chocolat croustillant, et, cerises sur le macdo (comme on dit dans certaines contrées qui se reconnaîtront ), de petites billes de pâte de cookies. Le but du jeu est de manger la plus grosse quantité possible de crème glacée afin de dénicher le plus possible de ces petites gourmandises.
Le constat est simple, quand on touche le fond du pot, on a déjà commencé à remonter la pente. Et donc, la sécu devrait prendre en charge les pots de glace.
La bonne nouvelle c'est qu'en attendant la reconnaissance officielle du produit, la plupart de nos supermarchés proposent en ce moment de choisir deux parfums et d'avoir le troisième pot gratuit. Ça devrait combler agréablement quelques lundi.
Avec un moscato d'asti pour la partie liquide. Par exemple ..

lundi 2 juillet 2012

Fruit défendu, grand nord, and blues.

C'était un vendredi soir et l'on savait qu'on allait forcément boire quelque chose de bon. Il y a des hôtes dont on sait qu'ils seront à la hauteur de nos attentes gustatives.
Banco. Une surprise, une vraie, meme pas faite de raisins. Non, cette surprise la avait traversé l'Atlantique, avec ses effluves de sirop d'érable. Une surprise, donc, venu de ce pays pour lequel on sent toujours un penchant affectueux, le Canada. Est ce pour cet accent sacrément sympathique? Est ce parce qu'ils parlent tellement plus français que nous ne les comprenons pas toujours ? Est ce parce qu'un bûcheron canadien, ça semble forcément rassurant?

Bref. Ils avaient deja montré que malgré le froid ils savaient faire du vin. En fait, c'est plus que ça. Des cranberries aux pommes ils savent tirer le meilleur du fruit.
La pourtant ils laissent les pommes pourrir, se ratatiner, ils les cueuillent quand elles sont bien gelées, ils les sélectionnent et les mélangent... Et ça à donné ça : du cidre de glace.
Un nez riche de miel qui fait penser aux Barsac et aux Sauternes, avec une pointe pourtant bien plus vive qui sonne comme la pomme granny bien fraîche.
En bouche on dirait une compote mais fine et délicate, juste l'essence du fruit, ce qu'il y a de meilleur. Les bulles donnent de l'animation à cette gaterie toute sucrée. Le fruit défendu, dans toute sa gourmandise, prend vie et se déguste du bout de la langue, comme un vrai dessert, une confiserie.
Il se suffit à lui même, mais l'imaginer avec une escalope de foie gras relève du fantasme.
À marier avec ... Une bougie sur une terrasse, un rocking chair, le plaid sur les genoux, une conversation romantique si c'est un bon soir, un disque avec la voix de Natasha Khan si la soirée a un goût nostalgique.

www.domainepinnacle.com


samedi 23 juin 2012

You're not the only one...

... Staring at the Sun. U2 par une fin de samedi après midi en bord de mer. Ce sent la mélancolie que les vagues ressassent.
La solution est sans doute la:
D'abord, c'est rouge, ce qui ne peut jamais être mauvais, ensuite, c'est plein de fruits, et donc forcément bon pour la santé. Ensuite, c'est dans un cadre magnique. Ça s'appelle la coorniche, c'est à pyla sur mer.
N'y allez pas manger c'est horriblement surfait. Mais vu le point du lieu, pour le cocktail en amoureux du samedi soir, c'est.impeccable. vue

Et en rouge, c'est THE daiquiri fraise.

mardi 19 juin 2012

Lâcher prise, en 10 façons

ATTENTION: la liste suivante n'est pas exhaustive (d'ailleurs, faites donc des propositions). En revanche, toutes les propositions sont combinables entre elles.... comme il vous siera.

1/ Choisissez une terrasse au soleil

2/ Débouchez une bouteille de Moscato d'Asti - bien fraîche - Chez Pelissero, y'en a !http://www.domainesfrancoislurton.com/product.php?id_product=103

3/ Trouvez une barquette de framboises


4/ Dénichez une plaquette de chocolat. 80% de cacaco minimum pour un traitement efficace

5/Mettez vous en nuisette et attendez votre amant

6/ Choississez une bouteille d'Amarone. Voir la maison Masi http://www.masi.it/

7/Repassez confortably numb, des Pink Floyd. Très fort.

8/Laissez vous bander les yeux

9/ Attrapez une bouteille de Miss Ladubay. C'est simple, frais, efficace.



10/ CUMULEZ!!!!

Rentrez chez vous. Piochez "Echoes" des Floyds, et mettez à fond. Enfilez une nuisette en soie. La matière est légère, les soucis s'envolent avec. Servez vous un verre de bulles et grignotez quelques framboises au soleil. Respirez. L'homme de votre vie se glisse derrière vous.... et le reste de la soirée vous appartient.




vendredi 15 juin 2012

Sauvignon: deux écoles s'affrontent

L'occasion faisant le laron, quand on travaille le sauvignon, il faut goûter... du sauvignon. Réunis donc sur une table par un froid vendredi, 31 échantillons de ... sauvignon.


A l'aveugle, car regarder avant de goûter, c'est tricher. Oh la belle brochette! il y en a de la Loire, du Languedoc, de Nouvelle Zélande, du Chili, du Bordeaux... Retrouvez donc vos petits dans cette palette aromatique.

Face à ces 31 dilemnes, une petite dizaine de dégustateurs, et, décidement, au debrief, deux écoles s'affrontent:

L'école du sauvignon exotique, rond et aspergé. La véritable victoire du néo zélandais. Son nez aux pointes herbacées s'est distingué, il plaît. On aime en bouche son côté rond, sa suavité, son accessibilité. On demande de la puissance (et l'on est servi). Quelques noms: Le Dog Point Vineyard (NZ), le Nimbus (Villa Casablanca - Chili), ou encore Amayna (Vina Garces Silva, Chili).

L'école du sauvignon minéral. Celui qui file droit. De la fraîcheur, des agrumes. "un cépage exprime son potentiel aromatique lorsque cultivé à sa limite septentrionale...". Pas étonnant qu'on retrouve là les Touraine, menetou Salon et autres Pouilly Fumé. Des noms aussi, pour l'équité: Le Blanc Fumé de chez Dagueneau, Les Monts Damnés, d'Henri Bourgeois, Château Bonnet, dans l'entre deux mers.

Maintenant qu'on a livré les noms, on peut aussi révéler que dans ce panel de dégustateurs, les messieurs ont préféré le "type 1" et les dames, le "type 2". Points de généralités n'en seront tirées.

Coup de coeur sur un vin très droit: Sauvignon Blanc Trocken, Heiner Sauer (Allemagne). Classe, élégance, pureté, finesse.



Et en buvant ça, que fait on ?

Si on est plutôt de la première école, on invite des amis et on met un bon morceau de pop anglaise. Moment convivial en toute simplicité! Essayez two doors cinema club.

Si on est de la deuxième école, on se pose avec un peu de musique classique. Du violon, ce serait bien, ou un piano cristallin comme celui de Keith Jarett.