Déguster, dans tous les (5) sens du terme. Gôuter,c'est s'aventurer, rencontrer, partager. Et le vin est fait ainsi, de cette matière humaine qui relie les Hommes entre eux. Il évoque et suscite, il réunit et fait parler. Ce blog aurait pu s'appeler vins et plaisirS: à lire sans modération.
vendredi 2 octobre 2015
Quand je serai grande, je veux vivre la vigne de Château
mercredi 30 septembre 2015
Les Zouaves font le Tintouin à Thuin
mardi 5 mai 2015
Tant qu'il y a du vin il y a de l'espoir
Et puis la surprise, the surprise, la cherry on the cake: château mangot. Comme la famille todeschini sait faire parler d'elle, j'en étais devenue curieuse.


lundi 27 avril 2015
Out of Bordeaux (sur un fond de requiem)
J'ai voulu marquer mes connaissances vins par un diplôme... une façon de me prouver de nouveau à moi même que je suis faite pour ça "Pour de vrai". Mettre une barre et l'atteindre pour confirmer ses choix.
Peut être que je ne passerai pas la barre, mais j'ai appris. Appris encore et plus qu'à Bordeaux, le vin est une caste. Il est difficile d'y rentrer, et elle exige un profil droit et carré. Une façon de vinifier, une façon d'être. Y'a les grands crus et puis "le reste". Et le reste bouhhhhhh! rassemble les petits qui osent thermovinifier, parce qu'ils veulent faire des petits vins pas prise de tête vite mis en marché... d'autres qui font du bio et n'achètent pas, ô scandale, les sacro saints produits vendus par les labos. Qui prennent le risque de ne pas contrôler le début et la fin de leur fermentation. Mon dieu, laisser faire le temps, mais quelle idée...Et ceux qui oseraient vinifier sans soufre. Ne pas coller, ne pas filtrer! Elaborer des vins qui ne seront pas de garde!
J'ai découvert que dans cette partie isolée du monde, être bloggueur c'est presque une insulte. Le vin sur internet ? Aucune importance, madame, je vous l'assure. Et un amphithéâtre qui applaudit à tout cela.
Alors oui, j'ai voulu apprendre, et maintenant j'ai compris. J'aime toujours le vin, mais pas le même qu'eux. Ce ne sont pas les grands crus de palais aux tapis rouge qui me font frissonner. Ce sont les petits, les discrets, ceux que l'on découvre par hasard. J'ai mes vins d'Homme. Ceux qui racontent une histoire qui me berce. J'aime être subjective en dégustation, parce que cette cuvée, elle est toujours meilleure quand le vigneron vous la sert que dans la grisaille de votre appartement de banlieue.
Ca, c'est la vie. Les échanges, les rencontres. Ca, c'est le vin, pour moi.
Heureusement, j'arrive encore à ressentir ces émotions, entre deux révisions de ma fiche de molécules (ethyl4phénol, éthyl4gaïacol, aminoacétophénone, benzaldéhyde, massoialactone...)
Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis, et bien je dois être un peu stupide. car ces heures d'enseignements dispensées par les plus hautes autorités viti vinicoles n'ont fait que confirmé mon entêtement à aimer les petits vins, ceux qu'on aperçoit par une porte entrouverte...
Parce qu'un vigneron, un vrai, c'est celui qui prend trois heures sur son weekend de Pâques pour t'expliquer comment il applique les méthodes du vin à ses cidres. Qu'il étudie chaque pommier comme un cep, qu'il mute, qu'il fermente, qu'il fait des cueillettes tardives. Qu'il tâtonne, qu'il essaie. Il ne compte pas les bouteilles à goûter. Il veux entendre des critiques. Bref, dans ses bouteilles il y a du coeur, et dans ses yeux, des étoiles.
Il y a un peu de volatile, oui, mais le vin est vivant. Depuis quand déguste on à partir d'une feuille d'analyse ?
Il y a ce professeur du lundi matin, inattendu, qui amène de son jura natal des vins oui, mais du comté aussi. Parce que les histoires de terroir, elles fonctionnent aussi pour les fromages. Parce que cette histoire là, c'est un tout. Mais quand je suis sortie de salle de dégustation, pour la première fois, j'ai ressenti le besoin d'aller lui dire merci parce que vraiment, j'avais passé un bon moment. Simple, évident, savoureux.
Je repartirai de là avec ou sans diplôme, mais plus riche. Mes émotions vineuses sont de plus en plus à fleur de peau...
https://www.youtube.com/watch?v=-chI3NlBcHE
dimanche 14 décembre 2014
Du vin et des hommes
J'aurais pu discourir sur les vins du Bordeaux tasting. Mais d'abord on a du attendre si longtemps pour rentrer que le niveau d'exigence était bien haut et la déception, bien grande. Petit papa Noël, si tu m'entends...On en apprendra pas beaucoup plus sur les vinifs, bien trop de monde pour pouvoir approcher les pros... Les pros justement, où étaient les propriétaires? Les oenologues? A part la figure de proue de l'emblématique, ambitieux et critiquable mais inamovible Bernard Magrez, peu de stars à croiser en coulisses. Bref un goût de trop peu en sortant de ce magnifique palais de la bourse.
Pour la cannette, un pomerol. Je ne sais pas si je dois en parler je manque singulièrement d'objectivité depuis mon passage aux vinifs... Gombaude Guillot 2010, longuement carafé, délicat, un peu sur la pointe des pieds, contrairement à l'opulence de nombre de ses confrères. On ne cherche pas la puissance à GG, on cherche la longueur. On prend le temps.
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jeudi 20 novembre 2014
Message personnel (pour Téo!)
Bonjour teo,
Tu ne me connais pas, mais moi, grâce aux deux Isabelle, ta maman et son amie, je te connais.
Ce matin j'ai reçu un super paquet!
C'est que je l'attendais avec impatience ton bojo...
J'ai un petit garçon et s'il ne va pas pouvoir goûter le vin de Bruno et Isabelle, je sais qu'il va adorer ton étiquette. Il aime beaucoup les animaux et en particulier les chats qu'il appelle "wawa". Je te parle de lui parce que c'est un tout petit garçon, mais il a tout le temps le sourire et les yeux qui pétillent.
Comme toi! J'aime beaucoup voir tes photos, car tu degages la vraie joie, celle des enfants.
Je suis sur que le bojo sera bon. Isabelle et Bruno le font avec amour, et ça, c'est un ingrédient magique qui ne rate jamais. Je suis une grande mais cette année j'ai la chance de retourner à l'école, j'y apprends à déguster. Un peu bizarre comme études, tu ne crois pas? Toujours est-il que ce qui ressort c'est que lorsque l'on deguste, tout ce qu'il y a autour nous fait ressentir le goût de façon différente. Je sais donc déjà que dans mon verre ce soir, il y aura ton sourire et la passion d'Isabelle et Bruno. Ça tombe bien, ce vin est né d'une belle amitié et ce soir j'ai convié des gens qui comptent pour moi.
On va trinquer Teo, et on dira, exceptionnellement, et à la place de "tchin", le mot hébreu "eraim", parce qu'il signifie "à la vie".
Des bisous à toi, Teo!
Ps: il a un nom ton joli chat?



















